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Le procès


Verdict attendu le 25 janvier

La juge serbe Mirjana Ilic a annoncé mardi que le verdict du procès des quatorze inculpés dans la mort de Brice sera annoncé le 25 janvier à 12h00 locales (11h00 GMT).
« Le verdict sera annoncé le (mardi) 25 janvier à midi », a déclaré Mirjana Ilic, qui dirige un panel de juges chargé de préparer l'énoncé du verdict.
« Ce panel de juges dispose de trois jours pour annoncer sa décision, conformément à la loi serbe. Nous avons beaucoup de preuves qu'il faut analyser... et sur la base desquelles nous devons prendre notre décision », a ajouté Mirjana Ilic, devant la Haute Cour de Belgrade, à l'issue des plaidoiries des avocats. Rappelons que ces derniers ont tous affirmé l'innocence de leurs clients dans la mort de Brice.
L'avocat de la famille de Brice, Me Slobodan Ruzic, a estimé qu'une « tâche très difficile » attendait les juges pour énoncer le verdict. « Je ne suis pas d'accord avec la plupart des inculpés et les avocats de la défense qui disent qu'il n'y a aucune preuve dans ce procès », a-t-il ajouté toutefois devant la presse. « Je pense qu'il y a des preuves, mais nous verrons quelle est leur qualité et à quel verdict elles vont conduire », a-t-il poursuivi.

La mère de Brice s'adresse à la Cour : un témoignage émouvant

jeudi 13 janvier 2011, 12:23
Dans une émouvante intervention lue devant la Cour, Suzanne, la mère de Brice, a souhaité exprimé ses sentiments et ceux de sa famille. Voici quelques extraits :
« Contrairement à ce qui a pu être affirmé ici-même et dans certains media, Brice n'a jamais été le meneur d'un quelconque mouvement ultra. Sa passion pour le foot et son attachement au TFC n'ont jamais donné lieu à la moindre action violente de sa part. Brice n'était pas un garçon agressif et il n'a jamais cherché la bagarre avec qui que ce soit, ça n'était pas dans son tempérament et il était bien connu pour cela. Bien sûr, il connaissait la réputation de certains supporters serbes ultra-violents, mais le fait même qu'il n'ait pas hésité à se rendre à Belgrade montre bien qu'il n'aurait jamais imaginé qu'un tel acte de lâcheté et de barbarie puisse se produire et encore moins qu'il ait pu en être la cible.
Ce voyage à Belgrade était avant tout pour lui et ses amis l'occasion de découvrir cette ville et son riche passé historique ; les nombreuses photos de lui prises à Belgrade avant le drame le montrent clairement : il était venu en Serbie autant en touriste qu'en supporter. Ce match était en fait le prétexte à la découverte d'un pays. Brice aimait en effet beaucoup voyager et il avait, avec son petit groupe d'amis, fait le tour de nombreuses villes d'Europe. Je voudrais à ce sujet signaler ici quelque chose qui n'a jamais été souligné devant cette Cour : c'est la première fois, oui, la toute première fois que Brice se rendait à l'étranger pour soutenir son équipe et, malheureusement, il était loin de se douter que ce serait la dernière.
  Je voudrais également ici me faire la porte-parole de tous les autres membres de la famille de Brice : ses oncles, ses tantes, ses cousins, ses cousines, qui, tous, étaient extrêmement attachés à lui et l'appréciaient pour sa joie de vivre, son sens de l'humour, sa gentillesse. Tous ont été profondément meurtris par ce geste tellement atroce et inconcevable qu'ils ne parviennent toujours pas à admettre son absence. C'est toute une famille qui a été détruite ce jour là et rien ne pourra venir réparer ce crime abominable. Tous prenaient tellement plaisir à le retrouver lors des réunions de famille que son « départ » si soudain et si tragique a provoqué chez chacun un véritable traumatisme qui a brisé et les cœurs et les esprits. Comment regarder vers l'avenir, comment connaître à nouveau une joie véritable après un acte aussi sauvage, empreint d'une telle lâcheté.
Bien sûr la justice des hommes ne nous rendra pas Brice, mais ce que nous attendons de la Cour, c'est qu'elle honore sa mémoire en réparant tout le mal qui a été fait et en faisant en sorte que tous ceux, oui, tous ceux qui ont pris part, de près ou de loin, à cet acte barbare et prémédité payent le prix fort pour cette vie qui a été enlevée.
Oui, je tiens à le souligner au nom de toute notre famille : pour nous, tous ceux qui faisaient partie de ce commando ce jour-là, oui tous, même s'ils n'ont pas porté les coups mortels, se sont rendus coupables d'une dette de sang du seul fait de leur présence aux côtés des meurtriers. Il ne peut pas y avoir d'innocent dans une opération d'une telle violence, une opération aussi programmée, aussi déterminée, dont le seul but, le but avoué, était de « casser » du Français ».
La mère de Brice a ensuite lu une lettre de la sœur de Brice qui tenait elle aussi à exprimer toute sa peine, toute sa douleur et tout son désarroi.

Un meurtre « aggravé et prémédité » affirme la Procureur dans son réquisitoire

11 janvier 2011
Les quatorze inculpés dans la mort de Brice sont « coupables du crime de meurtre aggravé » et qui était prémédité, a estimé mardi la procureur Gordana Janicijevic, dans son réquisitoire.
S'exprimant pendant plus d'une heure devant la Haute Cour de Belgrade, Mme Janicijevic a évoqué comment, le 17 septembre 2009, « ce groupe de supporteurs (serbes) s'était rassemblé dans le centre de la ville avec pour objectif (...) d'en découdre avec des supporteurs du Toulouse FC », a-t-elle déclaré.
Les supporteurs serbes ont sillonné le centre ville pour trouver des Français et, une fois leur repérage réalisé, ils en ont informé d'autres supporteurs pour converger vers la rue Obilicev Venac, où les supporteurs français étaient attablés à la terrasse d'un café, a expliqué la procureur.
Aux cris de « Toulouse, Toulouse », les supporteurs ont « attaqué, frappé et mis le feu à des visages et à des corps », a indiqué Mme Janicijevic. Les dépositions de témoins lors du procès avaient évoqué l'agression commise à l'aide de battes et de torches fumigènes.
« Ils ont frappé Brice Taton alors qu'il gisait à terre, lui ont marché sur les mains alors qu'il demandait pitié et l'ont jeté, grièvement blessé, d'un escalier », a-t-elle poursuivi.
« Après avoir entendu l'ordre « c'est fini », ils (les inculpés) se sont éloignés des lieux et sont partis calmement suivre le match », a indiqué la procureur.
Relevant les nombreuses « contradictions et changements » dans les dépositions des inculpés, Mme Janicijevic a déploré qu'aucun témoin n'ait décrit la façon dont Brice a été blessé.
« Il est clair que les témoins, y compris ceux qui étaient protégés, avaient peur de témoigner, ce qui prouve le caractère organisé de ce groupe de supporteurs », a-t-elle poursuivi, décrivant l'agression comme « une manifestation de force qui détruisait tout sur son passage, ignorant les valeurs humaines ».
L'avocat serbe de la famille de Brice, Me Slobodan Ruzic, a réclamé pour sa part des peines maximales pour les inculpés et un dédommagement de 200 000 euros pour la famille.
Les inculpés risquent une peine de 30 à 40 ans d'emprisonnement. Deux d'entre eux sont toujours en cavale.
(source AFP)

11 janvier : démarrage de la phase finale du procès

Le procès entre dans sa phase finale (espérons-le...) en ce début d'année 2011. La prochaine session débutera le 11 Janvier. Après le réquisitoire du procureur, se succéderont les plaidoiries des avocats, celle de l'avocat de la famille de Brice, puis celles des nombreux avocats de la défense.
En décembre 2010, le président de la Serbie, Boris Tadic, a qualifié l'assassinat de Brice de l'un des événements les plus honteux depuis l'incendie des ambassades à Belgrade suite à la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo en 2008. Il s'est ensuite engagé à poursuivre une lutte acharnée contre toutes les formes d'extrémisme, y compris celui des supporters. Reste à souhaiter que le verdict rendu à l'issue du procès contribuera de façon exemplaire à cette lutte.

Compte rendu de la session du 14 au 16 décembre

Voir ce lien
Sport football

Un petit mot sur la  session du procès du 1er au 3 décembre

Rien de nouveau sous le soleil, les débats s'enlisent et s'éternisent sans apporter la moindre certitude et la moindre consolation à la famille de Brice. Une nouvelle session est en principe prévue mi-décembre, les parents de Brice commencent à douter de son issue…

Ce que l'équipe de France de tennis a refusé de faire, un Serbe l'a fait
Pour rendre hommage à Brice, l'association « Brice Taton » avait demandé à l'équipe de France de tennis de faire un geste symbolique lors de la finale face à la Serbie. La simple évocation du nom de Brice aurait suffi. Mais rien, pas le moindre mot. Et pourtant, rien de politique  là dedans, rien de provocateur non plus, mais un simple appel à la solidarité sportive. Les  milliers de Serbes présents lors de cette finale et les millions de téléspectateurs auraient non seulement compris, mais très certainement apprécié un tel geste, eux qui, depuis plus d'un an maintenant, ne cessent de faire part de leur émotion suite à ce drame.
Témoin le geste d'un supporter serbe dans les tribunes de l'Arena de Belgrade lors du match Djokovic-Monfils. Cet homme a déployé un drapeau sur lequel était affichée une écharpe du club de football toulousain. Comme lui-même l'a confirmé à RMC Sport, il ne s'agissait pas là d'une provocation mais bel et bien d'un hommage à Brice. On l'attendait de la part des Français, un Serbe l'a fait.
Article LCI dernière ligne droite
Le Courrier de la Serbie : le procès Taton vire à la mascarade

Brice Taton a été "poussé ou jeté" du haut de l'escalier

Audiences du 18 et 19 novembre 2010.
Un médecin légiste a écarté vendredi plusieurs thèses de la défense dans le procès, à Belgrade, des quatorze inculpés dans la mort de Brice Taton, soulignant notamment le fait que l'opération de l'aorte subie par le supporteur français après l'agression était indispensable.
Lors d'échanges très techniques et prolongés avec les avocats de la défense, le médecin légiste, Djordje Alimpijevic, a souligné que l'opération à l'aorte était incontournable pour Brice Taton. Le supporteur français, a-t-il expliqué, avait l'aorte fissurée lorsqu'il est arrivé aux urgences.
Les avocats de la défense ont pressé de questions le spécialiste, en s'interrogeant sur le bien-fondé de cette opération et de ses conséquences.
Djordje Alimpijevic a estimé d'autre part que Brice Taton avait été "poussé ou jeté" depuis le haut de la cage de l'escalier proche de l'endroit où s'est produite l'attaque des supporteurs serbes contre les supporteurs français.
Interrogé par la juge sur les déclarations de l'un des inculpés selon lesquelles Brice Taton avait de lui-même enjambé le parapet du haut de la cage de l'escalier avant de se jeter dans le vide, Djordje Alimpijevic a répondu que cette hypothèse était "à exclure".
"Il a été poussé ou jeté", a ajouté l'expert, en se fondant sur la trajectoire suivi par la victime dans sa chute.


Le vendredi matin, la Haute Cour de Belgrade a poursuivi l'examen d'images de caméras de sécurité où plusieurs inculpés dans la mort de Brice Taton se sont reconnus, mais aucune ne montre ce qui s'est passé avec le supporteur français.
Les images donnent sur l'escalier situé à quelques mètres de l'agression, survenue le 17 septembre 2009, dans le centre de Belgrade. Brice Taton a été récupéré, grièvement blessé et le visage tuméfié, par les services de secours au bas de la cage de cet escalier.
17h20 locales:
Les images montrent des jeunes gens montant l'escalier, avec à leur tête Ljubomir Markovic, l'un des quatorze inculpés, suivi de Djordje Prelic, l'un des deux inculpés actuellement en cavale.
17h40:
Une quinzaine de jeunes gens montent l'escalier à leur tour. Parmi eux, plusieurs des inculpés se sont reconnus: Jovan Karbic, Dragan Tomasovic, Milan Tarlac, Bojan Matijevic, Milan Vujovic, Branimir Cetnik et Vladan Suvajac.
Ivan Grkovic ferme la marche. Il esquisse un geste des deux bras.
Quelques instants après, des images montrent des passants manifestement étrangers au drame, notamment deux femmes accompagnées d'un enfant, regardant tous en direction du bas de la cage d'escalier, laissant supposer que Brice Taton est là.
Les images ne montrent toutefois pas le supporteur français, ni ce qui s'est passé.
AFP
http://www.sport.fr/football/le-proces-taton-se-poursuit-202380.shtm
Le Parisien

Communiqué de Presse Association Brice Taton

14 novembre 2010

**Le procès des hooligans serbes accusés d'avoir lynché à mort le supporter toulousain Brice Taton à Belgrade, il y a un peu plus d'un an, se poursuit actuellement en Serbie.
Au vu de la conduite du procès et au vu du déroulement de l'enquête, la famille et l'Association Brice Taton souhaitent faire part, à travers ce communiqué de presse, de tout leur désarroi et de toute leur colère.
Comment un pays frappant aux portes de l'Union Européenne peut-il conduire un procès d'une manière aussi peu rigoureuse et même parfois surréaliste?
Les proches de Brice ont été particulièrement choqués et indignés de l'attitude de certains accusés se permettant de sourire et de les narguer en pleine audience sans que la présidente de la Cour n'y trouve rien à redire. On frise même l'absurde lorsque l'un des accusés se lève pour aller à la barre et interpeller, pour ne pas dire bousculer, un des amis de Brice en train de témoigner. Qu'est-ce que ce procès sans véritable dignité où chacun prend la parole selon son humeur et où les parents et les amis de la victime ont parfois le sentiment d'avoir à s'excuser d'être là ? Est-il normal, convenable même, que les parents de Brice fassent le déplacement jusqu'à Belgrade pour s'entendre dire à leur arrivée au tribunal en septembre que finalement la présidente a décidé de repousser la session en novembre ? Enfin, comment expliquer l'attitude de la juge qui, devant la rétractation d'un témoin soi-disant protégé, se met à lire la déposition de ce témoin, révélant ainsi des éléments permettant de l'identifier on ne peut plus facilement ?
L'association Brice Taton et sa famille reprochent en outre aux autorités serbes l'extrême lenteur de l'enquête. Après plus d'un an, la police serbe n'a toujours pas réussi à identifier avec certitude un seul des agresseurs de Brice, alors que l'attaque a eu lieu dans une des rues les plus passantes de Belgrade, remplie de terrasses de bars. On peut aussi se demander quelles garanties sont offertes aux témoins " protégés " pour qu'ils ne soient que deux à avoir accepté de se déplacer. L'Etat serbe n'aurait-il donc pas les moyens de protéger des citoyens voulant témoigner anonymement ? Existe-t-il, oui ou non, des vidéos de l'agression, sachant que celle-ci a eu lieu dans une zone commerçante, à proximité d'un parking ? Les prélèvements ADN sur les vêtements de Brice ont-ils été faits en nombre suffisant ? Enfin, qu'en est-il des deux accusés en fuite, sont-ils encore activement recherchés ? N'a-t-on vraiment aucune idée de l'endroit où ils se cachent ?
Autant de lenteurs et d'atermoiements qui nous amènent à nous interroger sur le travail fourni par la justice et la police serbe dans cette affaire. L'assassinat odieux d'un jeune homme de 28 ans restera-t-il impuni ?

« Ce procès est un véritable calvaire »

Interview de la mère de Brice (Le Parisien.fr)

A lire : 2 articles révélateurs de l'ambiance qui entoure le procès

Au cœur du cirque
http://www.sofoot.com/au-c-ur-du-cirque-133903-page-1-article.html

Procès Taton : le hooliganisme sans clichés 
http://www.eurosport.fr/euro-visions_blog152/proces-taton-le-hooliganisme-sans-cliches_post1520171/blogpostfull.shtml

Le procès a repris le 8 novembre – Verdict attendu en fin d'année

Le procès a repris lundi 8 novembre avec l'audition d'un témoin protégé serbe, désigné sous le terme d' « A2 ». Le témoin s'exprimait depuis une cabine aux vitres teintées. Sa voix avait été déformée. « A2 » a expliqué en substance qu'il était arrivé par hasard rue Obilicev, où s'est produit le drame le 17 septembre 2009 dans le centre de Belgrade, et qu'il avait rebroussé chemin en constatant que « beaucoup de gens participaient à une bagarre ». « Je suis parti car c'était dangereux pour moi », a-t-il ajouté. La juge Mirjana Ilic a relevé alors que ses déclarations différaient très sensiblement de ce que le témoin avait dit devant les policiers après l'affrontement, à savoir qu'il avait aperçu deux jeunes gens s'installer près de la vitre d'un café voisin pour se lever précipitamment au début de la bagarre et la rejoindre en courant.

Le mardi a été consacré à l'audition de deux témoins français qui s'exprimaient en visioconférence depuis le Tribunal de grande instance de Toulouse. Le premier d'entre eux, Raymond Cazedevant a déclaré n'avoir pas vu les gens qui ont frappé Brice. « Nous étions attablés en terrasse. On s'est fait attaquer par un groupe de Serbes. Ils venaient de tous les côtés. Tout s'est passé en 20 secondes, dans une violence inouïe. La première personne qu'ils ont frappée était Philippe Sebe (l'autre témoin). J'ai pris un coup de chaîne dans le dos. Ensuite, un fumigène a été allumé et je ne pouvais plus bien voir à cause de la fumée. Avant l'attaque, Brice était derrière moi et je n'ai pas vu les gens qui l'ont frappé ». L'autre témoin, Philippe Sebe a déclaré quant à lui : « On était à peu près une quinzaine à la terrasse de ce bar. À un moment, j'ai reçu un coup sur la nuque (...) Je me suis retrouvé à terre et je sentais que je recevais des coups. Je ne sais pas combien de temps cela a duré ». Et le témoin français de poursuivre: « Je vois arriver vers moi quelqu'un avec un fumigène allumé. Il le tend vers moi. Je l'évite mais cela me touche les cheveux ». Les accusés ont ensuite défilé devant les deux témoins toulousains qui n'ont pas été en mesure de les reconnaître formellement comme étant les auteurs des coups.

Ensuite, outre les témoignages des deux membres de l'équipe médicale qui sont venus porter secours à Brice, ont été lus devant la Haute cour de Belgrade des sms échangés entre supporteurs serbes avant et après l'attaque qui ont montré l'aspect concerté de l'agression contre les Français. « Les Français sont en ville. Informe les autres », écrit Ivan Grkovic avant l'agression, dans un sms adressé à Jovan Karbic. Autre message : « Soyez prêts aujourd'hui. Les Français sont en ville ».

Dans les jours qui suivent devraient être entendus d'autres experts, médicaux notamment. Enfin, après les réquisitions du procureur de la République, la parole sera donnée aux avocats.
Le verdict pourrait être rendu avant la fin de l'année.

L'annexe 5 du Stadium rebaptisée en hommage à Brice


La municipalité de Toulouse a officiellement décidé d'attribuer le nom de "Brice Taton" au terrain d'entraînement numéro 5 (ou annexe 5) du Stadium de Toulouse.
L'inauguration a eu lieu le samedi 16 octobre.
Video tfc

Gros succès pour la vente aux enchères

Lors de la vente aux enchères organisée vendredi soir à la Médiathèque de Toulouse, une vingtaine de maillots, dont ceux de Yoann Gorcuff ou de Hugo Lloris, ont été présentés à quelque 300 invités, sous la surveillance de Me Serge Clausen.
« Nous voulons axer cette soirée sur le souvenir, l'entraide et la solidarité. Car cette vente aux enchères va aussi nous permettre de subvenir aux frais inhérents au procès de Belgrade. Tout est ici organisé en mémoire de Brice », a expliqué Philippe Maury, président de l'association.
Les membres de l'association ont longuement salué tous ceux qui les ont aidés, notamment la municipalité de Toulouse et le TFC. Ils ont aussi remercié tous les joueurs qui les ont soutenus dans ces moments délicats. Certains ont d'ailleurs honoré cette soirée de leur présence, comme Pantxi Sirieix, Daniel Congré ou encore Laurent Batlles. Ce dernier a tenu à offrir son tout dernier maillot porté avec l'AS Saint-Etienne cette saison. « Ils ont dit oui sans réfléchir », s'est réjoui Philippe Maury.
« Nous avons tous été touchés par ce drame. Le fait d'être ici allait de soi. Et puis, le cousin de ma femme fait aussi partie de l'association », racontait Mohamed Fofana, défenseur du TFC.
La famille de Brice, les amis supporters du Forza Viola et ceux des Indians Tolosa sont aussi venus lui rendre hommage. François Briançon,  adjoint aux sports de la mairie de Toulouse, est également passé. Tous ont glissé un mot gentil. On sentait poindre dans la voix de chacun une vive émotion. « Il faut continuer à en parler pour ne pas l'oublier », déclarait notamment Guillaume Mottes, président du Forza Viola.
Tous pestent aussi contre la violence, véritable fléau du ballon rond. « Je suis triste de voir comment le football prend une mauvaise direction. L'association Brice-Taton propose de bonnes idées. Celle de vouloir stopper la violence devrait inspirer toutes les instances footballistiques », ajoutait l'ancien avant-centre téféciste Anthony Bancarel.
La soirée a été un véritable succès, et environ 8 000 € ont été recueillis pour que justice soit rendu à Brice. Merci à tous pour ce bel élan de générosité.

Source " La Dépêche du Midi "
Article de "La Dépéche".

Dimanche 26 septembre : nouvel hommage des Indians Tolosa

Au Stadium de Toulouse, un vibrant hommage des Indians

Dimanche 26 septembre, à l'occasion du match TFC - Lille comptant pour la 7e journée de Ligue 1, le groupe de supporters des Indians a rendu un nouvel hommage à Brice au Stadium de Toulouse.

Une heure avant le début de la rencontre, une gerbe a été déposée devant l'entrée du virage ouest du Stadium qui porte le nom de Brice et où siègent les Indians. Une centaine de personnes ont longuement applaudi autour de la plaque commémorative déposée l'an dernier.

Avant le coup d'envoi, une grande photo de Brice a été déployée dans le virage ouest aux côtés des inscriptions « Brice présent ».

Les supporteurs ont également déroulé une banderole indiquant : « Il y a un an tu luttais pour rester avec nous. Aujourd'hui nous nous battons pour te rendre justice ».

« La pensée de Brice nous accompagne toujours, rappelle Paul Cometto, responsable au TFC du club de supporters des Indians. Un an après sa mort, nous devions faire quelque chose pour lui et sa famille ». « Nous sommes tous là aujourd'hui pour nous souvenir de Brice, c'est tout », relève une supportrice des Indians. Depuis un an, tous les dimanches, les supporters, avant chaque match, entonnent la chanson, « Brice on ne t'oubliera jamais ». « Ces jeunes ont une réelle fidélité », note Éliane, une supportrice, qui voulait être présente pour cet hommage. « Nous voulons que justice soit faite, reprend Paul Cometto. Un tel drame ne doit jamais se reproduire ».

Samedi 16 octobre, le TFC rendra à son tour un hommage à Brice à l'occasion du match TFC – PSG. Rappelons que, ce même jour, à 10 heures, l'annexe 5 du Stadium sera rebaptisée du nom de Brice.



Video de l'hommage

Belgrade : inauguration de la plaque à la mémoire de Brice 

vendredi 17 septembre 2010, 20:02

La plaque, déposée à l'initiative de la "Coalition de la jeunesse contre la violence" sur les lieux mêmes de l'agression, a été inaugurée le 17 septembre en présence du maire de Belgrade, Dragan Djilas, et de l'ambassadeur de France en Serbie, Jean-François Terral.

Ce dernier a lu une lettre des parents de Brice et de sa soeur : " Nous ne pouvons être à vos côtés pour l'hommage que vous rendez à notre fils Brice, mais même si les kilomètres nous séparent, nous sommes dans nos pensées près de vous et de toutes les personnes ici présentes. Tous ensemble, continuons à lutter contre la violence".

M. Terral s'est déclaré "ému par le soutien" du peuple serbe, "en particulier des jeunes qui nous ont manifesté avec force leur amitié et leur solidarité".

L'inauguration de la plaque a été suivie par un nombre important de journalistes et plusieurs citoyens de Belgrade venus rendre hommage au supporteur français.

TV serbe

Le 17 septembre à Belgrade, inauguration d'une plaque à la mémoire de Brice

mercredi 8 septembre 2010, 14:21

Le 17 septembre à Belgrade, date anniversaire de l'agression, une plaque à la mémoire de Brice sera apposée à l'endroit même où cette agression a eu lieu. On pourra y lire le texte suivant, rédigé à la fois en serbe et en français :

A la mémoire de Brice TATON
Il aimait la fraternité du sport.
Victime innocente d'une violence aveugle le 17/09/2009.
Mort le 29/09/2009.


A l'origine de cette initiative, une alliance composée de plusieurs ONG et jeunes des partis politiques pro-européens actifs en Serbie, nommée "Coalition de la Jeunesse Contre la Violence" (" Youth coalition against violence " - " Koalicija Mladih Protiv Nasilja ").
La coalition a sa page sur Facebook ainsi qu'un blog, http://mladiprotivnasilja.wordpress.com, où elle annonce ses actions.
Dirigée par Dusan Zlokolica et formée après le 17 septembre 2009, cette coalition a organisé à l'époque la marche "Stop à la violence" ("Stop nasilju") à Belgrade à la mémoire de Brice. L'Ambassade de France a également soutenu cette coalition et toutes ses actions
La Mairie de Belgrade a pour sa part pris en charge le financement de la plaque commémorative. Rappelons ici que le Maire de Belgrade, M. Dragan Djilas, a été très touché par la mort de Brice qu'il est allé voir à l'hôpital à plusieurs reprises. Lors de ce drame, M. Djilas s'était engagé personnellement et s'est depuis exprimé en public de nombreuses fois.
Lors de l'inauguration de cette plaque commémorative, M. Djilas sera bien entendu présent, mais aussi l'Ambassadeur de France M.Terral, les jeunes de la Coalition et très probablement d'autres personnalités du monde de la politique, de la société civile, des milieux culturels, sportifs etc. Mme Snezana Samardzic, Ministre de la jeunesse et des sports devrait notamment être là ainsi que, peut-être, le Ministre de la police.
Très touchés par cette initiative, les parents de Brice remercient très vivement et très sincèrement tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à cette action.

L'opinion et les media serbes réclament une justice plus efficace

mercredi 8 septembre 2010, 14:23

La réaction indignée des parents de Brice devant les caméras serbes après le report du procès a eu un écho très favorable dans tout  le pays. Dans les journaux télévisés et dans la presse écrite, nombreux sont ceux qui se sont exprimés en faveur d'une accélération du procès, demandant que les témoins qui ne se présentent pas dans l'avenir soient sévèrement punis et obligés de comparaître sous peine d'amendes très lourdes. L'opinion publique et les médias ont réagi avec beaucoup d'émotion, apportant ainsi un soutien précieux à notre action.

Le désarroi des parents de Brice

samedi 4 septembre 2010, 11:01

Après le report du procès, les parents de Brice ont exprimé vendredi leur désarroi devant la lenteur de la procédure.
L'annonce du report a été ressentie comme un véritable coup de massue par les parents de Brice. « On a l'impression que l'on se moque de nous. Nous sommes extrêmement choqués par cette décision mais on se battra jusqu'au bout pour que justice soit faite », témoignent, en colère, Suzanne et Alain Taton. Ils ajoutent : « On a eu l'impression que la présidente découvrait le dossier et que rien n'avait été préparé. »
"On s'est trouvé en grand désarroi en fait", a ajouté Suzanne Taton.
"J'ai eu un grand sentiment de colère qui est un peu tombé aujourd'hui. On s'est presque senti abandonné. Tout s'est arrêté", a-t-elle ajouté.
"A chaque fois qu'on prépare un séjour à Belgrade, c'est émotionnellement très difficile. On doit se replonger dans tout ce qui s'est passé et on n'arrive toujours pas, au bout d'un an, à faire notre deuil."
La mère de Brice a appelé la justice serbe à faire "son possible" pour "activer le procès" et que celui-ci "soit moins découpé, car, à chaque fois, c'est très éprouvant".
Elle a vivement appelé les témoins à se présenter devant le tribunal.
Sources afp - la dépéche.

Les parents de Brice en colère : la reprise du procès reportée en novembre !

jeudi 2 septembre 2010, 21:06

La reprise du procès, prévue jeudi 2 septembre  a été reportée au 8 novembre en raison de l'absence des témoins convoqués par la Haute cour de la capitale serbe.
"A cause de l'absence des témoins convoqués à cette session, la cour a décidé que l'audience n'aura pas lieu aujourd'hui", a déclaré la présidente de la cour, Mirjana Ilic qui a précisé que le procès reprendrait le 8 novembre et que les audiences étaient programmées jusqu'au 10 novembre.
Cette annonce a provoqué des vives réactions des spectateurs dans la salle, y compris des parents de Brice qui, visiblement choqués, ont fait part de leur émotion et de leur colère. Décision d'autant plus inacceptable qu'elle n'a donné lieu à aucune excuse, aucun témoignage de considération envers les parents de Brice qui se seront déplacés pour rien et resteront bloqués à Belgrade jusqu'à samedi dans l'attente d'un vol retour pour Toulouse.
"J'ai parlé aux parents et ils sont très insatisfaits par la lenteur de ce procès", a déclaré aux journalistes l'avocat de la famille, Slobodan Ruzic.
Lors de cette troisième session du procès ouvert en avril, la cour devait entendre un témoin protégé, actuellement à l'étranger, et un témoin serbe qui n'avait pas répondu à la convocation du tribunal auparavant, ainsi que trois autres témoins français.
Le témoin protégé a informé la cour qu'il était au Monténégro où il avait un contrat de travail jusqu'en novembre, qu'il rentrerait ensuite à Belgrade et pourrait faire sa déposition.
Deux membres de l'équipe médicale qui a porté secours à Brice Taton après l'incident devaient également faire leurs dépositions.
L'un d'entre eux, un infirmier, était le seul témoin s'étant présenté dans la salle jeudi, mais la juge a estimé que le procès ne pouvait pas être continué sans le témoignage des autres témoins.
Me Ruzic s'est gardé de dire que l'absence des témoins représentait une obstruction du procès, mais il a indiqué qu'on pouvait observer une certaine "autocensure" chez les témoins qui paraissent avoir peur de dire ce qu'ils ont vu.
"Au moment du meurtre, plusieurs centaines de personnes se trouvaient à Obilicev Venac (endroit du drame) et il est impossible que personne n'ait rien vu", a-t-il déclaré.
Il a toutefois estimé que, malgré ce report, un verdict dans cette affaire pourrait être prononcé d'ici la fin de l'année. On peut commencer à en douter...

Les parents de Brice à Belgrade du 2 au 7 septembre pour la troisième partie du procès 

vendredi 27 août 2010, 19:28

Les parents de Brice seront présents à Belgrade pour la troisième partie du procès qui se déroulera du 2 au 7 septembre.
Durant cette troisième session, devraient être entendus les experts médicaux ainsi que d'autres témoins et les membres du corps médical venus porter les premiers soins à Brice.
Le jugement ne devrait être rendu que plus tard lors d'une nouvelle session qui aura peut-être lieu en fin d'année.

Mercredi 23 juin : les parents de Brice lancent un appel à témoins

jeudi 24 juin 2010, 10:58

Au lendemain de la deuxième session du procès et à la veille de leur retour en France, les parents de Brice ont lancé, devant la presse et la télévision serbe, un nouvel appel à témoins, convaincus en effet que d'autres personnes présentes sur les lieux au moment de l'agression seraient en mesure d'éclairer d'un jour nouveau ce qui est arrivé à Brice le 17 septembre.

Mardi 22 juin : fin de la deuxième session du procès

jeudi 24 juin 2010, 10:55

A l'issue de la deuxième session du procès des meurtriers présumés qui s'est achevée, plus tôt que prévu, mardi devant la Haute Cour de Belgrade, le mystère demeure sur celui ou ceux qui ont porté les coups fatals contre Brice.

Le procès reprendra le 2 septembre, a indiqué la présidente du Tribunal, Mirjana Ilic, avec l'audition d'autres témoins français et serbes et celle des membres du corps médical venus porter les premiers soins à Brice.

Lors de cette dernière journée, trois autre témoins, un vendeur de journaux et deux serveurs de bar ont été entendus. Ils ont assuré n'avoir rien vu concernant les violences exercées contre Brice.

A propos de l'un des serveurs, l'avocat de la famille, Me Slobodan Ruzic, interrogé par l'AFP, a déclaré : « Il a complètement réduit la portée de sa déposition par peur... Ce qui reste à faire maintenant, c'est entendre les autres témoins. Ensuite nous avons les transcripts des appels téléphoniques et des vidéos ».

Lundi 21 juin : un témoin protégé avoue avoir peur

jeudi 24 juin 2010, 10:54

Ce témoin répond depuis une cabine aux vitres teintées, la voix déformée, aux questions de la présidente, Mirjana Ilic, quand soudain, apparemment troublé, il demande une « pause ».

« J'ai très peur, je ne peux pas me concentrer », ajoute ce témoin, apparemment une femme à en juger d'après les questions de la présidente.

Il parlera un peu plus tard de sa gêne devant les « clins d'œil » lancés dans sa direction depuis le banc des inculpés, alors que ceux-ci ne peuvent le voir.

S'il n'a cité aucun nom ou désigné qui que ce soit parmi les douze inculpés présents à l'audience, son témoignage met par contre en évidence le caractère concerté de l'attaque. « Dans le café où j'étais, deux jeunes hommes se sont levés et ont dit : « ça a commencé, on y va ». Ils sont sortis et une bagarre s'est engagée dans le café d'à côté », s'est-il souvenu.

« D'après ce que j'ai vu, a-t-il ajouté, ils (les Français) étaient encerclés par des jeunes gens qui arrivaient de tous les côtés ».

Le témoin a évoqué ensuite deux personnes à terre, l'une dont on brûlait le visage à l'aide d'une torche, près d'un escalier proche, et un autre, à terre également, à côté d'une jardinière, que « six ou sept » supporteurs serbes ont frappé à coups de pied avant de s'enfuir.

Le témoin a déclaré avoir reconnu par la suite dans la presse Philippe Maury, lui aussi blessé lors de l'agression, comme étant la victime près de la jardinière. Il a alors supposé que Brice était la personne dont on brûlait le visage.

Il a ensuite indiqué que quelqu'un lui avait dit quelques minutes après l'incident que la personne brûlée au visage avait été jetée, par « au moins deux » individus, dans une cage d'escalier haute de plusieurs mètres. Cette personne ne lui a pas dit qui avait commis l'acte, ni comment.

La défense assure que Brice est tombé de lui-même dans le vide. Ce à quoi le témoin répond : « Il n'était pas capable de se lever et encore moins de se rapprocher de l'escalier ».

« L'impression principale est qu'elle (le témoin protégé) a peur, malgré toutes les mesures de protection », a commenté devant l'AFP l'avocat serbe de la famille, Me Slobodan Ruzic. « Je pense qu'elle n'a pas voulu dire certaines choses et, avant tout, qu'elle n'a pas voulu identifier qui que ce soit », a ajouté Me Ruzic.

En outre, le tribunal a été informé qu'un autre témoin protégé, qui devait être entendu lundi, était « temporairement à l'étranger » et que sa déposition devant la police serbe serait lue s'il ne se présentait pas.

Des témoins serbes devaient comparaître mardi et l'un d'eux a fait savoir qu'il avait également peur. La présidente a indiqué qu'elle allait voir comment il pourrait déposer.



(source: AFP)

Vendredi 18 juin : témoignage de 5 supporters français présents lors de l'agression

vendredi 18 juin 2010, 20:13

S'exprimant avec franchise et beaucoup de dignité, ce qui a fortement impressionné la présidente du tribunal qui les a cités en exemple, les cinq témoins français, arrivés jeudi dans la capitale serbe sous une impressionnante escorte policière, se sont succédé vendredi à la barre pour décrire la façon dont ils avaient vécu l'agression. Selon eux, une attaque en règle marquée par la confusion, le chaos et la rapidité.

Cette agression, Philippe Maury, le président de l'association Brice Taton, la raconte dans ses moindres détails.  « On était venu à Belgrade en tant que touristes. Sans signe de reconnaissance vestimentaire, on était attablé à la terrasse d'un bar au centre de la ville. On avait rejoint un groupe d'une dizaine de supporters du TFC, des Indians pour la plupart. Soudain, j'ai entendu crier "Toulouse ! Toulouse !" Des verres ont volé en éclats. Je n'ai eu le temps que de me lever avant de recevoir un coup derrière la tête, puis un homme m'a fracassé une chaise sur le corps. J'ai reçu des coups de poing, des coups de pied et j'ai été brûlé par une torche fumigène dans le dos. Une fois au sol, une personne m'a volé ma sacoche. » Le témoin se souvient avoir aperçu Brice seulement après l'attaque des supporteurs serbes, allongé sur une civière. " Il s'est retourné vers moi et avait l'air de dire: mais qu'est-ce qui s'est passé ? "

Les autres témoins toulousains décrivent eux aussi une scène de « chaos au milieu des fumées ». Lors de l'attaque, Julien B. explique qu'il s'est réfugié dans un café. Nicolas S. a couru jusqu'à son hôtel fuyant un colosse en tee-shirt blanc, « il allait me tuer. » Comme eux, Pierre B. n'a pas assisté à l'agression de Brice et n'a donc pas été en mesure de reconnaître lesquels parmi les 12 suspects présents lui ont asséné les coups mortels.

Coup de théâtre ensuite avec le cinquième témoin cité par la partie civile, Grégory S., qui désigne clairement Dejan Stankovic, 30 ans, comme armé d'un fumigène lors de l'agression du groupe de Toulousains. « Je pense que c'est lui », indique-t-il en montrant du doigt un homme portant des lunettes, le visage plutôt rond, pas vraiment l'image type du hooligan.

" Je peux dire qu'il a désigné Stankovic avec suffisamment de certitude ", s'est félicité l'avocat serbe de la famille, Me Slobodan Ruzic, devant les journalistes. " Cela prouve que Stankovic était sur les lieux, qu'il avait allumé une torche mais nous n'avons appris rien de nouveau" au sujet de Brice Taton ", a ajouté Me Ruzic.

Autre révélation des témoins : lorsque trois de ses copains viennent le voir à l'hôpital le lendemain de l'agression, Brice, qu'ils n'ont, dans un premier temps, pas reconnu à cause de son visage tuméfié, bouge à peine ses lèvres. Alors qu'il part au bloc opératoire, ils recueillent ce qui sera ses toutes dernières paroles : « Qu'est ce qui s'est passé ? ».

Le procès des inculpés reprendra lundi matin. L'audition de deux "témoins protégés", à l'identité tenue secrète, est attendue. La séance devrait se tenir à huis clos.

FR3 Témoins
FR3 Philippe Maury

Jeudi 17 juin: les parents de Brice témoignent

vendredi 18 juin 2010, 20:13

Pour la première fois, jeudi 17 juin, au tribunal de Belgrade, lors de la deuxième session du procès, les parents de Brice ont enfin pu mettre un visage sur les supporters accusés du meurtre de leur fils.

Ce matin là, la salle d'audience est comble et la chaleur est étouffante. Visiblement fort émue, Suzanne Taton s'avance à la barre du tribunal. Juste à ses côtés, douze des quatorze accusés du meurtre de son fils détournent le regard et écoutent presque par politesse le récit d'une mère anéantie. " Lorsque je suis arrivée à l'hôpital de Belgrade, deux jours après l'agression de mon fils, il m'a fallu du temps avant de reconnaître son visage horriblement tuméfié. Je voyais un corps meurtri, sans signe de vie. Cela a duré dix jours. Je n'ai jamais pu lui parler. On était venu pour le ramener à Toulouse en vie. Je n'ai jamais pu le revoir bouger. Il ne méritait pas ça. Brice aimait la vie. Aujourd'hui, cela fait neuf mois qu'il est mort ".

Un silence étouffant ponctue le témoignage de la mère de Brice devant le tribunal supérieur, l'équivalent de notre cour d'assises. Dans une chaleur suffocante, Alain Taton, costume sombre, qui demandera officiellement réparation pour le meurtre de Brice, enchaîne : « L'ambassade nous a pris en charge très vite puis, à l'arrivée à l'hôpital, nous avons été accueillis par une délégation du gouvernement serbe, juste avant de voir notre fils. » La défense hurle, car pour elle ce procès est monté de toutes pièces en véritable « affaire d'Etat. » « Le gouvernement serbe sort de ses prérogatives en entrant en contact avec la famille Taton, en lui rendant compte des éléments du procès, des condamnations à venir et des peines encourues. Les juges serbes doivent rester indépendants », martèle, pour la défense, Jugoslav Tintor. La présidente du tribunal fait taire tout le monde en accusant la défense de porter atteinte à la dignité des débats et à l'honneur de la Cour. Autre polémique, le témoignage attendu vendredi de cinq supporters du TFC, présents le jour de l'agression le 17 septembre à Belgrade. Parmi eux, deux témoins qui n'avaient pas été entendus par la police serbe au moment des faits. Craignant des témoignages qui pourraient éclairer avec précision le rôle des accusés, la défense proteste et dit ne pas avoir été informée de l'arrivée de ces deux témoins de dernière minute, ni du contenu de la déposition qu'ils ont faite en France. Là encore, la présidente de la Cour balaie ces arguments et accepte d'entendre demain le témoignage de ces deux supporters toulousains.
FR3 Parents
FR3 Interviews Doctorant et Ambassadeur

La famille de Brice à Belgrade pour la deuxième partie du procès

jeudi 10 juin 2010, 13:11

S'ils n'avaient pu venir à Belgrade en avril en raison des perturbations du trafic aérien dues à l'éruption du volcan islandais, les parents de Brice ainsi que deux membres de la famille seront présents pour la deuxième partie du procès du 17 au 23 juin.
Cette deuxième session devrait débuter par l'audition des parents de Brice et par celle des différents témoins. Seront notamment entendus certains des jeunes Français qui étaient présents sur les lieux au moment de l'attaque. La session se poursuivra  par le rapport des experts médicaux puis par les plaidoiries des avocats. Pour l'instant, il n'est pas sûr qu'une reconstitution des faits soit ordonnée par le juge. Il semble par ailleurs que le procès pourrait ensuite reprendre en juillet et, si le jugement n'est toujours pas rendu à cette date, en septembre ou octobre. En cas d'appel, le nouveau procès ne devrait pas avoir lieu avant un délai de 2 à 6 mois.

Reprise du procès le 17 juin

jeudi 29 avril 2010, 22:05

Le procès  reprendra le 17 juin au matin (et non le 25 mai, comme initialement prévu), a annoncé la présidente de la Haute Cour de Belgrade, Mirjana Ilic, à l'issue de la première partie du procès qui a été consacrée essentiellement à la lecture de l'acte d'accusation et aux déclarations des inculpés.
Cette deuxième session se tiendra jusqu'au 23 du même mois et sera consacrée aux déclarations des témoins protégés dans cette affaire, ainsi qu'à celles des autres témoins, a indiqué la présidente du tribunal. "On établira toutes les preuves figurant dans l'acte d'accusation et (proposées) par les avocats de la défense", a-t-elle ajouté.

Un des inculpés accuse deux autres prévenus

mercredi 28 avril 2010, 19:46

Mercredi, devant la Haute Cour de Belgrade, un inculpé a accusé deux autres prévenus d'avoir été les "organisateurs" de l'attaque qui a coûté la vie à Brice.

"Dejan "Puzigaca et (Ivan) Grkovic sont les organisateurs de toute cette attaque. Je pense que nous avons été tous manipulés par eux", a déclaré Stepa Petrovic, un élève d'une école de commerce à Belgrade. Rappelons que Dejan Puzigaca est l'un des deux accusés en cavale à l'étranger. Quant à Ivan Grkovic, un étudiant en droit de 27 ans, il avait déclaré son innocence mercredi dernier à l'ouverture du procès.

Stepa Petrovic a également reconnu avoir participé directement à la bagarre en portant un coup de pied "dans les côtes et les reins" d'une personne qu'il a ensuite reconnue dans la presse comme étant Philippe Maury, un autre supporteur français effectivement blessé lors de l'agression et actuellement président de l'association Brice Taton.

« Notre plan était de les attaquer pour s'emparer des équipements des supporteurs (français), de leurs drapeaux et de leurs écharpes », a raconté Stepa Petrovic. Arrivés sur les lieux, « nous nous sommes arrêtés à une dizaine de mètres des supporteurs français » attablés à la terrasse d'un café, a-t-il ajouté. C'est alors que l'un des supporteurs serbes s'est approché d'un Français, en agitant une torche fumigène dans ses cheveux. « Tous les supporteurs français se sont alors levés et les gens devant moi ont commencé à les frapper avec des battes. Ils se sont mis à courir et je suis parti à leurs trousses », s'est encore souvenu Stepa Petrovic. « Deux supporteurs français ont été jetés à terre », a-t-il poursuivi.

«Je regrette que Brice Taton soit mort, d'avoir participé à cette bagarre et d'avoir été manipulé», a encore dit Stepa Petrovic.

C'est la première fois depuis le début du procès que l'un des inculpés pour "meurtre aggravé" dans cette affaire accuse d'autres prévenus et reconnaît avoir frappé quelqu'un.

(Source: AFP et agence belga/chds)

Lâches lors de l'agression, lâches devant la justice…

lundi 26 avril 2010, 19:50

À croire que la police serbe n'aurait arrêté que de simples promeneurs du dimanche ou encore de gentils supporteurs, fervents adeptes de la non-violence, c'est ce qui ressort de la dépêche suivante de l'AFP à propos de l'ouverture de la deuxième semaine de procès où, dès lundi, trois autres inculpés ont déclaré leur innocence.

"Je n'ai absolument rien à voir avec cet acte", a affirmé avec assurance, Dragan Tomasovic, âgé d'une vingtaine d'années.
"J'aime le football, a-t-il ajouté, et je suis désolé de cet incident. Mais j'affirme, en toute responsabilité, que je ne me trouvais pas à cet endroit pour frapper qui que ce soit. Je n'ai touché personne".
Dragan Tomasovic a déclaré également avoir vu un jeune homme gisant au sol, sans qu'il soit précisé de qui il s'agissait, et avoir aperçu à proximité trois inconnus qui prenaient la fuite. Lui-même s'est enfui ensuite vers une rue piétonne toute proche.

Milan Vujovic, également la vingtaine, originaire de Pancevo, une localité proche de Belgrade, était plus confus dans ses propos. Il a cependant assuré qu'il n'était "pas responsable des actes qui me sont reprochés".
Le jeune homme a expliqué également qu'il s'était rendu sur les lieux où devait se produire le drame, une ruelle du centre de Belgrade, car on lui avait signalé la présence de supporteurs français de Toulouse et de l'Etoile rouge, le club rival du Partizan de Belgrade.

Un troisième inculpé, Branimir Cetnik, s'est aussi déclaré innocent.
"J'étais effectivement présent sur les lieux, mais je n'ai pas participé à l'agression contre le ressortissant français. Je ne suis pas responsable de l'acte dont on m'accuse", a-t-il dit.
"Il est absolument faux que j'ai frappé qui que ce soit, des mains, des pieds ou à l'aide d'une batte", a-t-il ajouté.
Branimir Cetnik a déclaré avoir aperçu des jeunes, qu'il n'a pu identifier, en train de battre un jeune homme, sans toutefois pouvoir l'apercevoir car il était entouré par ses assaillants. "Je l'ai entendu crier 'stop', 'stop'. J'ai voulu alors m'éloigner au plus vite".

Trois autres accusés, Ljubomir Markovic, Jovan Karbic et Ivan Grkovic, s'étaient également déclarés innocents la semaine dernière devant le tribunal.

" On ne s'attendait pas à autre chose de leur part. Ils ont été lâches quand ils nous sont tombés dessus et ils le sont toujours devant la justice ", déclarait la semaine dernière Philippe Maury, président de l'association Brice Taton. Comment ne pas partager ce sentiment de mépris et de colère ? Gageons cependant que la justice serbe saura confondre tous ces prétendus " innocents ".

Un inculpé se cacherait en Croatie

prelic vendredi 23 avril 2010, 14:33

Dorde Prelic, supporter du Partizan, inculpé pour l'assassinat de Brice se cacherait en Croatie selon des sources policières, déclare le journal Blic.
Article du journal BLIC

Le procès Taton fait la une de la presse Serbe

jeudi 22 avril 2010, 12:39
Reportage France Télévision

Ouverture du procès : les premières déclarations

mercredi 21 avril 2010, 21:23

(source : AFP)
Mercredi 21 avril, le procès s'est ouvert devant une salle comble, en présence notamment de l'ambassadeur de France à Belgrade Jean-François Terral, par la lecture de l'acte d'accusation.
Les parents de Brice et les membres de la famille qui devaient assister avec eux aux premiers jours du procès n'ont malheureusement pas pu venir en raison des perturbations du trafic aérien dues à l'éruption du volcan Eyjafjöll en Islande. Les parents de Brice sont représentés par leur avocat serbe, Me Slobodan Rudzic.
Agés pour la plupart d'une vingtaine d'années à peine, portant blousons, jeans et survêtements, chaussés de basket, plusieurs dizaines de jeunes gens, manifestement des supporteurs ou des amis des inculpés, se sont levés à l'arrivée des accusés dans un signe ostensible de solidarité.
Lors de cette première journée du procès, deux inculpés se sont déclarés innocents.
"Je ne suis pas coupable des actes qui me sont reprochés, j'étais à Obilicev Venac (lieu du crime) pour y prendre un verre et non pour avoir un conflit avec qui que ce soit", a déclaré devant le tribunal l'un des inculpés, Ljubomir Markovic. "Je suis désolé car une vie a été perdue et je suis désolé d'être lié (par l'accusation) à cet événement", a-t-il ajouté. Me Jugoslav Tintar, son avocat, a mis en garde de son côté contre les "déclarations qui violent la présomption d'innocence".
Un autre inculpé, Ivan Grkovic, étudiant en droit, s'est également déclaré innocent. "Je n'ai pas participé à la bagarre et je peux regarder les parents de Brice Taton droit dans les yeux et leur dire que je ne suis pas responsable de la mort de leur fils", a-t-il dit.
Me Svetozar Vujacic, l'avocat de Dejan Puzigaca, un des deux inculpés qui sont en fuite (selon la police serbe, l'un d'entre eux, Djordje Prelic, se cache dans la région et l'autre, Dejan Puzigaca, est probablement au Kosovo), a estimé qu'"aucun des 15 inculpés n'est coupable de ce crime qui a causé malheureusement la mort d'un ressortissant français". "Je pense que l'acte d'accusation va tomber car il ne peut être défendu. Par exemple, le procureur ne décrit pas qui a et de quelle manière infligé ses blessures à Brice Taton", a-t-il dit.
Selon l'acte d'accusation lu devant le tribunal par la procureure, Gordana Janicijevic, l'agression contre Brice était préméditée et les assaillants avaient l'intention délibérée de s'en prendre ce jour-là à des supporteurs français dans Belgrade. Le parquet affirme que les hooligans se sont constitués en plusieurs groupes de façon à s'en prendre aux Toulousains depuis différentes directions.
Interrogée par la presse, une jeune fille, presque une adolescente, résume quant à elle le drame à sa façon. Brice, pour lequel elle "n'éprouve aucun sentiment particulier car je ne le connaissais pas", était "au mauvais endroit au mauvais moment". Les supporteurs serbes, violents ? "Pas tous", répond-elle laconiquement, avant d'assurer : "Ils savaient que Brice Taton était l'un des chefs des supporteurs de Toulouse et ils l'attendaient".
Nous rappelons que le procès devant la Haute Cour de Belgrade est prévu pour l'instant en deux parties. La session actuelle se poursuivra jusqu'à la fin de la semaine prochaine et donnera lieu, en plus de la lecture de l'acte d'accusation, aux déclarations des accusés.
Les parents de Brice devraient venir à Belgrade fin mai, pour la deuxième session.

La famille présente à l'ouverture du procès

jeudi 15 avril 2010, 18:38

Les parents de Brice seront présents à l'ouverture du procès accompagnés de quatre autres membres de la famille.
La Dépêche du Midi et FR3 assureront la couverture du procès en envoyant des journalistes sur place. Dès le 21 avril un reportage sera diffusé sur FR3 Midi-Pyrénée.

Nous essayerons de vous tenir informé au jour le jour de l'évolution du procès sur ce site.

Report de la vente aux enchères caritative de maillots de football

jeudi 15 avril 2010, 20:10

Suite aux désistements de la salle et du commissaire priseur, les organisateurs (élèves ESC) n'ont plus de date et de salle pour la vente aux enchères.
Nous allons prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer cette vente aux enchères dans d'autres conditions.
Nous vous tiendrons bien entendu au courant sur le lieu et la date de cette vente sur le site.

Des précisions sur le déroulement de la procédure pénale serbe et le procès à venir 

vendredi 2 avril 2010, 21:31

La procédure pénale serbe est un mélange de procédure inquisitoire et accusatoire. Un projet de réforme en cours prévoit un passage à plus d'accusatoire, en supprimant le juge d'instruction, mais il n'est pas encore prêt pour être appliqué.
L'enquête est effectuée par la Police sous le contrôle du procureur de la République, lequel suit le dossier jusqu'à l'audience où il représente l'accusation.
Le juge d'instruction a moins un rôle d'investigateur qu'en France, ayant surtout la charge de mettre le dossier en état d'être jugé par le tribunal, devant lequel la procédure est orale – toutes les preuves (témoignages, expertises…) y sont à nouveau potentiellement discutées.
Pour les infractions pour lesquelles on encourt plus de dix ans d'emprisonnement comme c'est le cas en l'espèce, le tribunal compétent est le tribunal supérieur.
Il siège alors dans une composition de cinq personnes : deux juges professionnels, dont le président, et trois assesseurs civils – nommés pour cinq ans par le Conseil supérieur des tribunaux et désignés par le président du tribunal pour siéger dans une affaire, ce sont souvent des retraités.
Les avocats formulent des demandes et peuvent aussi interroger les témoins.
C'est cependant le président qui mène les débats et (re)fait l'instruction à l'audience.
Celle-ci peut durer plusieurs jours, voire semaines.
Les audiences quotidiennes commencent généralement à 10 h et ne se terminent en principe pas après 15 h 30.
Pour le dossier concernant le décès de Brice Taton, la première audience est programmée sur huit jours du 21 au 30 avril, mais l'examen de l'affaire ne sera vraisemblablement pas terminé et sera renvoyé à une audience ultérieure, en raison du nombre d'accusés et d'avocats.
L'audience débutera par la lecture de l'acte d'accusation, puis se poursuivra par les déclarations des prévenus, et les auditions des témoins et experts.
Dans ce type d'affaire, les avocats de la défense demandent généralement une reconstitution des faits, qui peut alors être organisée, en présence de tous les participants.
Lors de cette première audience de huit jours, il est possible que le tribunal aille jusqu'à l'audition des témoins et/ou des experts médicaux.
Des témoins français qui se trouvaient avec Brice au moment des faits, pourraient être appelés à comparaître.
L'acte d'accusation a été établi contre quinze personnes :
  •         14 pour meurtre aggravé (peine encourue 40 ans, et 20 ans pour les cinq qui étaient de jeunes majeurs – moins de 21 ans)
  •         1 pour recel de malfaiteur (peine encourue de 1 à 8 ans).
Deux des accusés, dont celui sur qui pèsent le plus de charges, sont en fuite (des mandats d'arrêt ont été délivrés et diffusés internationalement), et seront jugés en leur absence.
La qualification vise l'action d'un groupe de personnes ayant eu l'intention de frapper, et la conscience de la possibilité de tuer - intention « indirecte » de tuer, qui entraîne un quantum de peine encourue identique au meurtre avec intention directe de tuer.

Toulouse:Témoignage du père de Brice

vendredi 2 avril 2010, 20:59

http://sud.france3.fr/info/midi-pyrenees/toulouse--temoignage-du-pere-de-brice-taton

Précision sur la tenue du procès

vendredi 2 avril 2010, 20:35

Seuls les accusés devraient être auditionnés lors de la première session d'Avril.
Les témoins et les parents seront appelés à se présenter à la deuxième session, qui devrait intervenir fin Mai.

Fair play et sport sans violence Midi-Pyrénées

vendredi 2 avril 2010, 20:39

La cérémonie de remise des prix de l'académie du fair play Midi-Pyrénées 2009,
promotion "Brice Taton", aura lieu le mercredi 28 Avril.

Nouvel hommage à Brice: l'annexe 5 du Stadium rebaptisée

vendredi 2 avril 2010, 20:28

La municipalité de Toulouse a officiellement décidé d'attribuer le nom de "Brice Taton" au terrain d'entraînement numéro 5 (ou annexe 5) du Stadium de Toulouse.
La date d'une cérémonie officielle d'inauguration sera précisée ultérieurement.

Vente aux enchères caritative de maillots de football

mercredi 24 mars 2010, 20:19

Alors même que s'achèvera la première partie du procès à Belgrade en présence des parents de Brice, et comme cela avait déjà été annoncé, une vente aux enchères de maillots de football sera organisée le vendredi 30 avril au profit de l'association Brice Taton.
La vente aura lieu à 19h30 au Stadium de Toulouse à la Bodega.
Les maillots mis en vente ont été portés par les joueurs lors de matchs de Ligue 1 et de Ligue des Champions (dont les maillots de Gourcuff et Gignac)
L'intégralité des bénéfices de la vente sera reversée à l'association. Merci par avance de votre soutien.

Début du procès

lundi 15 mars 2010, 20:15

La première partie du procès se tiendra du 21 au 30 avril.

Les journalistes français qui souhaitent assister à l'audience seront les bienvenus, mais il leur faudra faire parvenir au président de la cour supérieure de Belgrade, en charge du dossier du meurtre de Brice Taton, la liste des personnes demandant une accréditation car les demandes seront très nombreuses ; de plus, il leur faudrait être assistés d'un interprète.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/25/804467-Brice-Taton-le-proces-des-assassins-aura-lieu-en-avril.html

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