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News


Le désarroi des parents de Brice

samedi 4 septembre 2010, 11:01

Après le report du procès, les parents de Brice ont exprimé vendredi leur désarroi devant la lenteur de la procédure.
L'annonce du report a été ressentie comme un véritable coup de massue par les parents de Brice. « On a l'impression que l'on se moque de nous. Nous sommes extrêmement choqués par cette décision mais on se battra jusqu'au bout pour que justice soit faite », témoignent, en colère, Suzanne et Alain Taton. Ils ajoutent : « On a eu l'impression que la présidente découvrait le dossier et que rien n'avait été préparé. »
"On s'est trouvé en grand désarroi en fait", a ajouté Suzanne Taton.
"J'ai eu un grand sentiment de colère qui est un peu tombé aujourd'hui. On s'est presque senti abandonné. Tout s'est arrêté", a-t-elle ajouté.
"A chaque fois qu'on prépare un séjour à Belgrade, c'est émotionnellement très difficile. On doit se replonger dans tout ce qui s'est passé et on n'arrive toujours pas, au bout d'un an, à faire notre deuil."
La mère de Brice a appelé la justice serbe à faire "son possible" pour "activer le procès" et que celui-ci "soit moins découpé, car, à chaque fois, c'est très éprouvant".
Elle a vivement appelé les témoins à se présenter devant le tribunal.
Sources afp - la dépéche.

Les parents de Brice en colère : la reprise du procès reportée en novembre !

jeudi 2 septembre 2010, 21:06

La reprise du procès, prévue jeudi 2 septembre  a été reportée au 8 novembre en raison de l'absence des témoins convoqués par la Haute cour de la capitale serbe.
"A cause de l'absence des témoins convoqués à cette session, la cour a décidé que l'audience n'aura pas lieu aujourd'hui", a déclaré la présidente de la cour, Mirjana Ilic qui a précisé que le procès reprendrait le 8 novembre et que les audiences étaient programmées jusqu'au 10 novembre.
Cette annonce a provoqué des vives réactions des spectateurs dans la salle, y compris des parents de Brice qui, visiblement choqués, ont fait part de leur émotion et de leur colère. Décision d'autant plus inacceptable qu'elle n'a donné lieu à aucune excuse, aucun témoignage de considération envers les parents de Brice qui se seront déplacés pour rien et resteront bloqués à Belgrade jusqu'à samedi dans l'attente d'un vol retour pour Toulouse.
"J'ai parlé aux parents et ils sont très insatisfaits par la lenteur de ce procès", a déclaré aux journalistes l'avocat de la famille, Slobodan Ruzic.
Lors de cette troisième session du procès ouvert en avril, la cour devait entendre un témoin protégé, actuellement à l'étranger, et un témoin serbe qui n'avait pas répondu à la convocation du tribunal auparavant, ainsi que trois autres témoins français.
Le témoin protégé a informé la cour qu'il était au Monténégro où il avait un contrat de travail jusqu'en novembre, qu'il rentrerait ensuite à Belgrade et pourrait faire sa déposition.
Deux membres de l'équipe médicale qui a porté secours à Brice Taton après l'incident devaient également faire leurs dépositions.
L'un d'entre eux, un infirmier, était le seul témoin s'étant présenté dans la salle jeudi, mais la juge a estimé que le procès ne pouvait pas être continué sans le témoignage des autres témoins.
Me Ruzic s'est gardé de dire que l'absence des témoins représentait une obstruction du procès, mais il a indiqué qu'on pouvait observer une certaine "autocensure" chez les témoins qui paraissent avoir peur de dire ce qu'ils ont vu.
"Au moment du meurtre, plusieurs centaines de personnes se trouvaient à Obilicev Venac (endroit du drame) et il est impossible que personne n'ait rien vu", a-t-il déclaré.
Il a toutefois estimé que, malgré ce report, un verdict dans cette affaire pourrait être prononcé d'ici la fin de l'année. On peut commencer à en douter...

Les parents de Brice à Belgrade du 2 au 7 septembre pour la troisième partie du procès 

vendredi 27 août 2010, 19:28

Les parents de Brice seront présents à Belgrade pour la troisième partie du procès qui se déroulera du 2 au 7 septembre.
Durant cette troisième session, devraient être entendus les experts médicaux ainsi que d'autres témoins et les membres du corps médical venus porter les premiers soins à Brice.
Le jugement ne devrait être rendu que plus tard lors d'une nouvelle session qui aura peut-être lieu en fin d'année.

L'annexe 5 du Stadium rebaptisée en hommage à Brice

vendredi 30 juillet 2010, 08:27

Comme annoncé précédemment, la municipalité de Toulouse a officiellement décidé d'attribuer le nom de "Brice Taton" au terrain d'entraînement numéro 5 (ou annexe 5) du Stadium de Toulouse.
L'inauguration aura lieu le samedi 16 octobre de 10h à 11h.

La vente aux enchères de maillots de football aura lieu le vendredi 8 octobre

lundi 19 juillet 2010, 07:46

Brochure de la vente aux enchère.

Wednesday, June 23: Brice's parents launched an appeal for witnesses

06/24 2010
After the second session of the trial and on the eve of their return in France, the parents of Brice told the press and the Serbian television, a new appeal for witnesses, convinced indeed that the other persons present on the scene at the time of the aggression would be capable to shed a new light on what happened to Brice on September 17th.

Mardi 22 juin : fin de la deuxième session du procès

jeudi 24 juin 2010, 10:55

A l'issue de la deuxième session du procès des meurtriers présumés qui s'est achevée, plus tôt que prévu, mardi devant la Haute Cour de Belgrade, le mystère demeure sur celui ou ceux qui ont porté les coups fatals contre Brice.

Le procès reprendra le 2 septembre, a indiqué la présidente du Tribunal, Mirjana Ilic, avec l'audition d'autres témoins français et serbes et celle des membres du corps médical venus porter les premiers soins à Brice.

Lors de cette dernière journée, trois autre témoins, un vendeur de journaux et deux serveurs de bar ont été entendus. Ils ont assuré n'avoir rien vu concernant les violences exercées contre Brice.

A propos de l'un des serveurs, l'avocat de la famille, Me Slobodan Ruzic, interrogé par l'AFP, a déclaré : « Il a complètement réduit la portée de sa déposition par peur... Ce qui reste à faire maintenant, c'est entendre les autres témoins. Ensuite nous avons les transcripts des appels téléphoniques et des vidéos ».

Lundi 21 juin : un témoin protégé avoue avoir peur

jeudi 24 juin 2010, 10:54

Ce témoin répond depuis une cabine aux vitres teintées, la voix déformée, aux questions de la présidente, Mirjana Ilic, quand soudain, apparemment troublé, il demande une « pause ».

« J'ai très peur, je ne peux pas me concentrer », ajoute ce témoin, apparemment une femme à en juger d'après les questions de la présidente.

Il parlera un peu plus tard de sa gêne devant les « clins d'œil » lancés dans sa direction depuis le banc des inculpés, alors que ceux-ci ne peuvent le voir.

S'il n'a cité aucun nom ou désigné qui que ce soit parmi les douze inculpés présents à l'audience, son témoignage met par contre en évidence le caractère concerté de l'attaque. « Dans le café où j'étais, deux jeunes hommes se sont levés et ont dit : « ça a commencé, on y va ». Ils sont sortis et une bagarre s'est engagée dans le café d'à côté », s'est-il souvenu.

« D'après ce que j'ai vu, a-t-il ajouté, ils (les Français) étaient encerclés par des jeunes gens qui arrivaient de tous les côtés ».

Le témoin a évoqué ensuite deux personnes à terre, l'une dont on brûlait le visage à l'aide d'une torche, près d'un escalier proche, et un autre, à terre également, à côté d'une jardinière, que « six ou sept » supporteurs serbes ont frappé à coups de pied avant de s'enfuir.

Le témoin a déclaré avoir reconnu par la suite dans la presse Philippe Maury, lui aussi blessé lors de l'agression, comme étant la victime près de la jardinière. Il a alors supposé que Brice était la personne dont on brûlait le visage.

Il a ensuite indiqué que quelqu'un lui avait dit quelques minutes après l'incident que la personne brûlée au visage avait été jetée, par « au moins deux » individus, dans une cage d'escalier haute de plusieurs mètres. Cette personne ne lui a pas dit qui avait commis l'acte, ni comment.

La défense assure que Brice est tombé de lui-même dans le vide. Ce à quoi le témoin répond : « Il n'était pas capable de se lever et encore moins de se rapprocher de l'escalier ».

« L'impression principale est qu'elle (le témoin protégé) a peur, malgré toutes les mesures de protection », a commenté devant l'AFP l'avocat serbe de la famille, Me Slobodan Ruzic. « Je pense qu'elle n'a pas voulu dire certaines choses et, avant tout, qu'elle n'a pas voulu identifier qui que ce soit », a ajouté Me Ruzic.

En outre, le tribunal a été informé qu'un autre témoin protégé, qui devait être entendu lundi, était « temporairement à l'étranger » et que sa déposition devant la police serbe serait lue s'il ne se présentait pas.

Des témoins serbes devaient comparaître mardi et l'un d'eux a fait savoir qu'il avait également peur. La présidente a indiqué qu'elle allait voir comment il pourrait déposer.



(source: AFP)

Vendredi 18 juin : témoignage de 5 supporters français présents lors de l'agression

vendredi 18 juin 2010, 20:13

S'exprimant avec franchise et beaucoup de dignité, ce qui a fortement impressionné la présidente du tribunal qui les a cités en exemple, les cinq témoins français, arrivés jeudi dans la capitale serbe sous une impressionnante escorte policière, se sont succédé vendredi à la barre pour décrire la façon dont ils avaient vécu l'agression. Selon eux, une attaque en règle marquée par la confusion, le chaos et la rapidité.

Cette agression, Philippe Maury, le président de l'association Brice Taton, la raconte dans ses moindres détails.  « On était venu à Belgrade en tant que touristes. Sans signe de reconnaissance vestimentaire, on était attablé à la terrasse d'un bar au centre de la ville. On avait rejoint un groupe d'une dizaine de supporters du TFC, des Indians pour la plupart. Soudain, j'ai entendu crier "Toulouse ! Toulouse !" Des verres ont volé en éclats. Je n'ai eu le temps que de me lever avant de recevoir un coup derrière la tête, puis un homme m'a fracassé une chaise sur le corps. J'ai reçu des coups de poing, des coups de pied et j'ai été brûlé par une torche fumigène dans le dos. Une fois au sol, une personne m'a volé ma sacoche. » Le témoin se souvient avoir aperçu Brice seulement après l'attaque des supporteurs serbes, allongé sur une civière. " Il s'est retourné vers moi et avait l'air de dire: mais qu'est-ce qui s'est passé ? "

Les autres témoins toulousains décrivent eux aussi une scène de « chaos au milieu des fumées ». Lors de l'attaque, Julien B. explique qu'il s'est réfugié dans un café. Nicolas S. a couru jusqu'à son hôtel fuyant un colosse en tee-shirt blanc, « il allait me tuer. » Comme eux, Pierre B. n'a pas assisté à l'agression de Brice et n'a donc pas été en mesure de reconnaître lesquels parmi les 12 suspects présents lui ont asséné les coups mortels.

Coup de théâtre ensuite avec le cinquième témoin cité par la partie civile, Grégory S., qui désigne clairement Dejan Stankovic, 30 ans, comme armé d'un fumigène lors de l'agression du groupe de Toulousains. « Je pense que c'est lui », indique-t-il en montrant du doigt un homme portant des lunettes, le visage plutôt rond, pas vraiment l'image type du hooligan.

" Je peux dire qu'il a désigné Stankovic avec suffisamment de certitude ", s'est félicité l'avocat serbe de la famille, Me Slobodan Ruzic, devant les journalistes. " Cela prouve que Stankovic était sur les lieux, qu'il avait allumé une torche mais nous n'avons appris rien de nouveau" au sujet de Brice Taton ", a ajouté Me Ruzic.

Autre révélation des témoins : lorsque trois de ses copains viennent le voir à l'hôpital le lendemain de l'agression, Brice, qu'ils n'ont, dans un premier temps, pas reconnu à cause de son visage tuméfié, bouge à peine ses lèvres. Alors qu'il part au bloc opératoire, ils recueillent ce qui sera ses toutes dernières paroles : « Qu'est ce qui s'est passé ? ».

Le procès des inculpés reprendra lundi matin. L'audition de deux "témoins protégés", à l'identité tenue secrète, est attendue. La séance devrait se tenir à huis clos.

FR3 Témoins
FR3 Philippe Maury

Jeudi 17 juin: les parents de Brice témoignent

vendredi 18 juin 2010, 20:13

Pour la première fois, jeudi 17 juin, au tribunal de Belgrade, lors de la deuxième session du procès, les parents de Brice ont enfin pu mettre un visage sur les supporters accusés du meurtre de leur fils.

Ce matin là, la salle d'audience est comble et la chaleur est étouffante. Visiblement fort émue, Suzanne Taton s'avance à la barre du tribunal. Juste à ses côtés, douze des quatorze accusés du meurtre de son fils détournent le regard et écoutent presque par politesse le récit d'une mère anéantie. " Lorsque je suis arrivée à l'hôpital de Belgrade, deux jours après l'agression de mon fils, il m'a fallu du temps avant de reconnaître son visage horriblement tuméfié. Je voyais un corps meurtri, sans signe de vie. Cela a duré dix jours. Je n'ai jamais pu lui parler. On était venu pour le ramener à Toulouse en vie. Je n'ai jamais pu le revoir bouger. Il ne méritait pas ça. Brice aimait la vie. Aujourd'hui, cela fait neuf mois qu'il est mort ".

Un silence étouffant ponctue le témoignage de la mère de Brice devant le tribunal supérieur, l'équivalent de notre cour d'assises. Dans une chaleur suffocante, Alain Taton, costume sombre, qui demandera officiellement réparation pour le meurtre de Brice, enchaîne : « L'ambassade nous a pris en charge très vite puis, à l'arrivée à l'hôpital, nous avons été accueillis par une délégation du gouvernement serbe, juste avant de voir notre fils. » La défense hurle, car pour elle ce procès est monté de toutes pièces en véritable « affaire d'Etat. » « Le gouvernement serbe sort de ses prérogatives en entrant en contact avec la famille Taton, en lui rendant compte des éléments du procès, des condamnations à venir et des peines encourues. Les juges serbes doivent rester indépendants », martèle, pour la défense, Jugoslav Tintor. La présidente du tribunal fait taire tout le monde en accusant la défense de porter atteinte à la dignité des débats et à l'honneur de la Cour. Autre polémique, le témoignage attendu vendredi de cinq supporters du TFC, présents le jour de l'agression le 17 septembre à Belgrade. Parmi eux, deux témoins qui n'avaient pas été entendus par la police serbe au moment des faits. Craignant des témoignages qui pourraient éclairer avec précision le rôle des accusés, la défense proteste et dit ne pas avoir été informée de l'arrivée de ces deux témoins de dernière minute, ni du contenu de la déposition qu'ils ont faite en France. Là encore, la présidente de la Cour balaie ces arguments et accepte d'entendre demain le témoignage de ces deux supporters toulousains.
FR3 Parents
FR3 Interviews Doctorant et Ambassadeur

La famille de Brice à Belgrade pour la deuxième partie du procès

jeudi 10 juin 2010, 13:11

S'ils n'avaient pu venir à Belgrade en avril en raison des perturbations du trafic aérien dues à l'éruption du volcan islandais, les parents de Brice ainsi que deux membres de la famille seront présents pour la deuxième partie du procès du 17 au 23 juin.
Cette deuxième session devrait débuter par l'audition des parents de Brice et par celle des différents témoins. Seront notamment entendus certains des jeunes Français qui étaient présents sur les lieux au moment de l'attaque. La session se poursuivra  par le rapport des experts médicaux puis par les plaidoiries des avocats. Pour l'instant, il n'est pas sûr qu'une reconstitution des faits soit ordonnée par le juge. Il semble par ailleurs que le procès pourrait ensuite reprendre en juillet et, si le jugement n'est toujours pas rendu à cette date, en septembre ou octobre. En cas d'appel, le nouveau procès ne devrait pas avoir lieu avant un délai de 2 à 6 mois.

Reprise du procès le 17 juin

jeudi 29 avril 2010, 22:05

Le procès  reprendra le 17 juin au matin (et non le 25 mai, comme initialement prévu), a annoncé la présidente de la Haute Cour de Belgrade, Mirjana Ilic, à l'issue de la première partie du procès qui a été consacrée essentiellement à la lecture de l'acte d'accusation et aux déclarations des inculpés.
Cette deuxième session se tiendra jusqu'au 23 du même mois et sera consacrée aux déclarations des témoins protégés dans cette affaire, ainsi qu'à celles des autres témoins, a indiqué la présidente du tribunal. "On établira toutes les preuves figurant dans l'acte d'accusation et (proposées) par les avocats de la défense", a-t-elle ajouté.

Un des inculpés accuse deux autres prévenus

mercredi 28 avril 2010, 19:46

Mercredi, devant la Haute Cour de Belgrade, un inculpé a accusé deux autres prévenus d'avoir été les "organisateurs" de l'attaque qui a coûté la vie à Brice.

"Dejan "Puzigaca et (Ivan) Grkovic sont les organisateurs de toute cette attaque. Je pense que nous avons été tous manipulés par eux", a déclaré Stepa Petrovic, un élève d'une école de commerce à Belgrade. Rappelons que Dejan Puzigaca est l'un des deux accusés en cavale à l'étranger. Quant à Ivan Grkovic, un étudiant en droit de 27 ans, il avait déclaré son innocence mercredi dernier à l'ouverture du procès.

Stepa Petrovic a également reconnu avoir participé directement à la bagarre en portant un coup de pied "dans les côtes et les reins" d'une personne qu'il a ensuite reconnue dans la presse comme étant Philippe Maury, un autre supporteur français effectivement blessé lors de l'agression et actuellement président de l'association Brice Taton.

« Notre plan était de les attaquer pour s'emparer des équipements des supporteurs (français), de leurs drapeaux et de leurs écharpes », a raconté Stepa Petrovic. Arrivés sur les lieux, « nous nous sommes arrêtés à une dizaine de mètres des supporteurs français » attablés à la terrasse d'un café, a-t-il ajouté. C'est alors que l'un des supporteurs serbes s'est approché d'un Français, en agitant une torche fumigène dans ses cheveux. « Tous les supporteurs français se sont alors levés et les gens devant moi ont commencé à les frapper avec des battes. Ils se sont mis à courir et je suis parti à leurs trousses », s'est encore souvenu Stepa Petrovic. « Deux supporteurs français ont été jetés à terre », a-t-il poursuivi.

«Je regrette que Brice Taton soit mort, d'avoir participé à cette bagarre et d'avoir été manipulé», a encore dit Stepa Petrovic.

C'est la première fois depuis le début du procès que l'un des inculpés pour "meurtre aggravé" dans cette affaire accuse d'autres prévenus et reconnaît avoir frappé quelqu'un.

(Source: AFP et agence belga/chds)

Lâches lors de l'agression, lâches devant la justice…

lundi 26 avril 2010, 19:50

À croire que la police serbe n'aurait arrêté que de simples promeneurs du dimanche ou encore de gentils supporteurs, fervents adeptes de la non-violence, c'est ce qui ressort de la dépêche suivante de l'AFP à propos de l'ouverture de la deuxième semaine de procès où, dès lundi, trois autres inculpés ont déclaré leur innocence.

"Je n'ai absolument rien à voir avec cet acte", a affirmé avec assurance, Dragan Tomasovic, âgé d'une vingtaine d'années.
"J'aime le football, a-t-il ajouté, et je suis désolé de cet incident. Mais j'affirme, en toute responsabilité, que je ne me trouvais pas à cet endroit pour frapper qui que ce soit. Je n'ai touché personne".
Dragan Tomasovic a déclaré également avoir vu un jeune homme gisant au sol, sans qu'il soit précisé de qui il s'agissait, et avoir aperçu à proximité trois inconnus qui prenaient la fuite. Lui-même s'est enfui ensuite vers une rue piétonne toute proche.

Milan Vujovic, également la vingtaine, originaire de Pancevo, une localité proche de Belgrade, était plus confus dans ses propos. Il a cependant assuré qu'il n'était "pas responsable des actes qui me sont reprochés".
Le jeune homme a expliqué également qu'il s'était rendu sur les lieux où devait se produire le drame, une ruelle du centre de Belgrade, car on lui avait signalé la présence de supporteurs français de Toulouse et de l'Etoile rouge, le club rival du Partizan de Belgrade.

Un troisième inculpé, Branimir Cetnik, s'est aussi déclaré innocent.
"J'étais effectivement présent sur les lieux, mais je n'ai pas participé à l'agression contre le ressortissant français. Je ne suis pas responsable de l'acte dont on m'accuse", a-t-il dit.
"Il est absolument faux que j'ai frappé qui que ce soit, des mains, des pieds ou à l'aide d'une batte", a-t-il ajouté.
Branimir Cetnik a déclaré avoir aperçu des jeunes, qu'il n'a pu identifier, en train de battre un jeune homme, sans toutefois pouvoir l'apercevoir car il était entouré par ses assaillants. "Je l'ai entendu crier 'stop', 'stop'. J'ai voulu alors m'éloigner au plus vite".

Trois autres accusés, Ljubomir Markovic, Jovan Karbic et Ivan Grkovic, s'étaient également déclarés innocents la semaine dernière devant le tribunal.

" On ne s'attendait pas à autre chose de leur part. Ils ont été lâches quand ils nous sont tombés dessus et ils le sont toujours devant la justice ", déclarait la semaine dernière Philippe Maury, président de l'association Brice Taton. Comment ne pas partager ce sentiment de mépris et de colère ? Gageons cependant que la justice serbe saura confondre tous ces prétendus " innocents ".

Un inculpé se cacherait en Croatie

prelic vendredi 23 avril 2010, 14:33

Dorde Prelic, supporter du Partizan, inculpé pour l'assassinat de Brice se cacherait en Croatie selon des sources policières, déclare le journal Blic.
Article du journal BLIC

Le procès Taton fait la une de la presse Serbe

jeudi 22 avril 2010, 12:39
Reportage France Télévision

Ouverture du procès : les premières déclarations

mercredi 21 avril 2010, 21:23

(source : AFP)
Mercredi 21 avril, le procès s'est ouvert devant une salle comble, en présence notamment de l'ambassadeur de France à Belgrade Jean-François Terral, par la lecture de l'acte d'accusation.
Les parents de Brice et les membres de la famille qui devaient assister avec eux aux premiers jours du procès n'ont malheureusement pas pu venir en raison des perturbations du trafic aérien dues à l'éruption du volcan Eyjafjöll en Islande. Les parents de Brice sont représentés par leur avocat serbe, Me Slobodan Rudzic.
Agés pour la plupart d'une vingtaine d'années à peine, portant blousons, jeans et survêtements, chaussés de basket, plusieurs dizaines de jeunes gens, manifestement des supporteurs ou des amis des inculpés, se sont levés à l'arrivée des accusés dans un signe ostensible de solidarité.
Lors de cette première journée du procès, deux inculpés se sont déclarés innocents.
"Je ne suis pas coupable des actes qui me sont reprochés, j'étais à Obilicev Venac (lieu du crime) pour y prendre un verre et non pour avoir un conflit avec qui que ce soit", a déclaré devant le tribunal l'un des inculpés, Ljubomir Markovic. "Je suis désolé car une vie a été perdue et je suis désolé d'être lié (par l'accusation) à cet événement", a-t-il ajouté. Me Jugoslav Tintar, son avocat, a mis en garde de son côté contre les "déclarations qui violent la présomption d'innocence".
Un autre inculpé, Ivan Grkovic, étudiant en droit, s'est également déclaré innocent. "Je n'ai pas participé à la bagarre et je peux regarder les parents de Brice Taton droit dans les yeux et leur dire que je ne suis pas responsable de la mort de leur fils", a-t-il dit.
Me Svetozar Vujacic, l'avocat de Dejan Puzigaca, un des deux inculpés qui sont en fuite (selon la police serbe, l'un d'entre eux, Djordje Prelic, se cache dans la région et l'autre, Dejan Puzigaca, est probablement au Kosovo), a estimé qu'"aucun des 15 inculpés n'est coupable de ce crime qui a causé malheureusement la mort d'un ressortissant français". "Je pense que l'acte d'accusation va tomber car il ne peut être défendu. Par exemple, le procureur ne décrit pas qui a et de quelle manière infligé ses blessures à Brice Taton", a-t-il dit.
Selon l'acte d'accusation lu devant le tribunal par la procureure, Gordana Janicijevic, l'agression contre Brice était préméditée et les assaillants avaient l'intention délibérée de s'en prendre ce jour-là à des supporteurs français dans Belgrade. Le parquet affirme que les hooligans se sont constitués en plusieurs groupes de façon à s'en prendre aux Toulousains depuis différentes directions.
Interrogée par la presse, une jeune fille, presque une adolescente, résume quant à elle le drame à sa façon. Brice, pour lequel elle "n'éprouve aucun sentiment particulier car je ne le connaissais pas", était "au mauvais endroit au mauvais moment". Les supporteurs serbes, violents ? "Pas tous", répond-elle laconiquement, avant d'assurer : "Ils savaient que Brice Taton était l'un des chefs des supporteurs de Toulouse et ils l'attendaient".
Nous rappelons que le procès devant la Haute Cour de Belgrade est prévu pour l'instant en deux parties. La session actuelle se poursuivra jusqu'à la fin de la semaine prochaine et donnera lieu, en plus de la lecture de l'acte d'accusation, aux déclarations des accusés.
Les parents de Brice devraient venir à Belgrade fin mai, pour la deuxième session.

La famille présente à l'ouverture du procès

jeudi 15 avril 2010, 18:38

Les parents de Brice seront présents à l'ouverture du procès accompagnés de quatre autres membres de la famille.
La Dépêche du Midi et FR3 assureront la couverture du procès en envoyant des journalistes sur place. Dès le 21 avril un reportage sera diffusé sur FR3 Midi-Pyrénée.

Nous essayerons de vous tenir informé au jour le jour de l'évolution du procès sur ce site.

Report de la vente aux enchères caritative de maillots de football

jeudi 15 avril 2010, 20:10

Suite aux désistements de la salle et du commissaire priseur, les organisateurs (élèves ESC) n'ont plus de date et de salle pour la vente aux enchères.
Nous allons prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer cette vente aux enchères dans d'autres conditions.
Nous vous tiendrons bien entendu au courant sur le lieu et la date de cette vente sur le site.

Des précisions sur le déroulement de la procédure pénale serbe et le procès à venir 

vendredi 2 avril 2010, 21:31

La procédure pénale serbe est un mélange de procédure inquisitoire et accusatoire. Un projet de réforme en cours prévoit un passage à plus d'accusatoire, en supprimant le juge d'instruction, mais il n'est pas encore prêt pour être appliqué.
L'enquête est effectuée par la Police sous le contrôle du procureur de la République, lequel suit le dossier jusqu'à l'audience où il représente l'accusation.
Le juge d'instruction a moins un rôle d'investigateur qu'en France, ayant surtout la charge de mettre le dossier en état d'être jugé par le tribunal, devant lequel la procédure est orale – toutes les preuves (témoignages, expertises…) y sont à nouveau potentiellement discutées.
Pour les infractions pour lesquelles on encourt plus de dix ans d'emprisonnement comme c'est le cas en l'espèce, le tribunal compétent est le tribunal supérieur.
Il siège alors dans une composition de cinq personnes : deux juges professionnels, dont le président, et trois assesseurs civils – nommés pour cinq ans par le Conseil supérieur des tribunaux et désignés par le président du tribunal pour siéger dans une affaire, ce sont souvent des retraités.
Les avocats formulent des demandes et peuvent aussi interroger les témoins.
C'est cependant le président qui mène les débats et (re)fait l'instruction à l'audience.
Celle-ci peut durer plusieurs jours, voire semaines.
Les audiences quotidiennes commencent généralement à 10 h et ne se terminent en principe pas après 15 h 30.
Pour le dossier concernant le décès de Brice Taton, la première audience est programmée sur huit jours du 21 au 30 avril, mais l'examen de l'affaire ne sera vraisemblablement pas terminé et sera renvoyé à une audience ultérieure, en raison du nombre d'accusés et d'avocats.
L'audience débutera par la lecture de l'acte d'accusation, puis se poursuivra par les déclarations des prévenus, et les auditions des témoins et experts.
Dans ce type d'affaire, les avocats de la défense demandent généralement une reconstitution des faits, qui peut alors être organisée, en présence de tous les participants.
Lors de cette première audience de huit jours, il est possible que le tribunal aille jusqu'à l'audition des témoins et/ou des experts médicaux.
Des témoins français qui se trouvaient avec Brice au moment des faits, pourraient être appelés à comparaître.
L'acte d'accusation a été établi contre quinze personnes :
  •         14 pour meurtre aggravé (peine encourue 40 ans, et 20 ans pour les cinq qui étaient de jeunes majeurs – moins de 21 ans)
  •         1 pour recel de malfaiteur (peine encourue de 1 à 8 ans).
Deux des accusés, dont celui sur qui pèsent le plus de charges, sont en fuite (des mandats d'arrêt ont été délivrés et diffusés internationalement), et seront jugés en leur absence.
La qualification vise l'action d'un groupe de personnes ayant eu l'intention de frapper, et la conscience de la possibilité de tuer - intention « indirecte » de tuer, qui entraîne un quantum de peine encourue identique au meurtre avec intention directe de tuer.

Toulouse:Témoignage du père de Brice

vendredi 2 avril 2010, 20:59

http://sud.france3.fr/info/midi-pyrenees/toulouse--temoignage-du-pere-de-brice-taton

Précision sur la tenue du procès

vendredi 2 avril 2010, 20:35

Seuls les accusés devraient être auditionnés lors de la première session d'Avril.
Les témoins et les parents seront appelés à se présenter à la deuxième session, qui devrait intervenir fin Mai.

Fair play et sport sans violence Midi-Pyrénées

vendredi 2 avril 2010, 20:39

La cérémonie de remise des prix de l'académie du fair play Midi-Pyrénées 2009,
promotion "Brice Taton", aura lieu le mercredi 28 Avril.

Nouvel hommage à Brice: l'annexe 5 du Stadium rebaptisée

vendredi 2 avril 2010, 20:28

La municipalité de Toulouse a officiellement décidé d'attribuer le nom de "Brice Taton" au terrain d'entraînement numéro 5 (ou annexe 5) du Stadium de Toulouse.
La date d'une cérémonie officielle d'inauguration sera précisée ultérieurement.

Vente aux enchères caritative de maillots de football

mercredi 24 mars 2010, 20:19

Alors même que s'achèvera la première partie du procès à Belgrade en présence des parents de Brice, et comme cela avait déjà été annoncé, une vente aux enchères de maillots de football sera organisée le vendredi 30 avril au profit de l'association Brice Taton.
La vente aura lieu à 19h30 au Stadium de Toulouse à la Bodega.
Les maillots mis en vente ont été portés par les joueurs lors de matchs de Ligue 1 et de Ligue des Champions (dont les maillots de Gourcuff et Gignac)
L'intégralité des bénéfices de la vente sera reversée à l'association. Merci par avance de votre soutien.

Début du procès

lundi 15 mars 2010, 20:15

La première partie du procès se tiendra du 21 au 30 avril.

Les journalistes français qui souhaitent assister à l'audience seront les bienvenus, mais il leur faudra faire parvenir au président de la cour supérieure de Belgrade, en charge du dossier du meurtre de Brice Taton, la liste des personnes demandant une accréditation car les demandes seront très nombreuses ; de plus, il leur faudrait être assistés d'un interprète.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/25/804467-Brice-Taton-le-proces-des-assassins-aura-lieu-en-avril.html

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